Parce qu’on a tous besoin de manger sainement.

148 bonnes raisons de s’engager dans la Transition.

Raison #9 /148 >> Parce qu’on a tous besoin de manger sainement.

Le chiffre est maintenant assez connu : il y a 100 fois moins de vitamine C dans une pomme d’aujourd’hui que dans une pomme de 1950. 21 fois moins de Vitamine A dans les oranges. 4 fois moins de calcium dans les brocolis. Et même 2 fois moins de fer dans la viande.

Tout cela illustre bien le « syndrome de la calorie-vide » qui caractérise l’alimentation moderne. Une surabondance de calories, sans l’apport nutritionnel nécessaire à l’entretien de nos cellules et au maintien de notre santé.

 

Sucres + graisses végétales raffinées + additifs chimiques

=

Bombe calorique + dérèglement de l’insulinémie  + terrain inflammatoire

 

Dans un article précédent, nous évoquions les AUT (Aliments Ultra-Transformés) qui peuvent constituer jusqu’à 80% de l’offre alimentaire dans les hypermarchés. C’est une catastrophe et cela se sait de plus en plus. Tant mieux. Mais on voit que même en se nourrissant apparemment « sainement », c’est à dire en consommant les aliments non transformés proposés au rayon frais ou sur les marchés (fruits, légumes, laitages, oeufs ou viandes), nous restons exposés à un certain niveau de toxicité dû aux nombreux traitements subis par ces aliments et, de surcroit, nous restons très en deçà des apports nutritionnels nécessaires à une bonne santé (vitamine, minéraux et oligo-éléments).

Comment est-ce possible ? Manger 5 fruits et légumes par jour ne suffit-il pas à bien s’alimenter ?

Réponse : Non. Car tous les fruits et légumes ne sont pas égaux entre eux.

3 facteurs majeurs interviennent dans l’apport nutritionnel d’un fruit ou légume.

 

1 – Les conditions de cueillette : selon que le fruit est cueilli vert, mûr ou très mûr et selon qu’il est consommé immédiatement après sa cueillette ou longtemps après, il va conserver ou au contraire perdre ses propriétés nutritionnelles.

Ce facteur plaide en faveur d’une consommation locale de fruits et légumes de saison. En effet, un fruit consommé hors saison vient forcement de loin, ce qui veut dire qu’il va se passer plusieurs jours entre sa cueillette et sa mise en rayon, et plus encore avant sa consommation.

Il est donc très probable que le fruit ait été cueilli vert et qu’il ait muri sur un bateau, mais dans tous les cas, il aura perdu 20 a 60% de son contenu nutritionnel avant d’arriver dans votre assiette. Pour couronner le tout, les aliments ainsi transportés sont presque systématiquement exposés à des conservateurs chimiques (vaporisation ou bain) afin d’en prolonger la conservation et pour qu’ils arrivent « comme neufs » sur les étalages. Il n’est même pas rare que des colorants leurs soient injectés pour assurer une couleur plus « sexy »…

Et même pendant la saison, si vous consommez un fruit ou un légume qui n’est pas local, il aura parcouru des centaines, voir des milliers de kilomètres avant d’arriver jusqu’a votre assiette et ça n’est bon ni pour votre santé, ni pour l’environnement, ni pour l’économie locale.

 

2 – Ses origines et son « ascendance » : un fruit ou un légume ne tombe pas du ciel, et il n’est pas fabriqué sur une chaine de montage. Ce n’est donc ni un miracle, ni un produit industriel. C’est une feuille, un tubercule, une racine, ou un fruit. Et dans tous les cas, à la base, c’est une plante, qui a poussé à partir d’une graine semée dans une terre. Nous reviendrons sur la terre, mais commençons déjà par la graine. Car, là non plus, toutes les graines ne sont pas égales entre elles.

Aujourd’hui, environ 95% des fruits et légumes vendus dans le commerce sont issus de « graines hybrides dites F1 ». Or ces semences sont issues d’une sélection génétique très poussée visant à les rendre parfaitement conformes à des standards de calibre, d’aspect et, surtout, de rendement.

C’est une prouesse technologique puisque les scientifiques parviennent à produire des graines qui vont toutes donner exactement le même fruit ou légume. C’est ce qui explique que les fruits et légumes que vous trouvez dans les rayons de vos supermarchés se ressemblent tous. Mais cette prouesse impose de faire des choix dans les objectifs du processus de sélection. Et la qualité nutritionnelle ne fait pas partie des critères.

Au final, cette sélection amène à un appauvrissement génétique en même temps qu’à un appauvrissement de la biodiversité. 75% des variétés de fruits et légumes commercialisés en France il y a 100 ans ont disparu aujourd’hui. Enfin, les semences hybrides f1 sont stériles, obligeant ceux qui les cultivent a en racheter chaque année. Vous l’avez compris : tout pour le business et tant pis pour la santé et l’environnement.

 

3 – La qualité du sol dans lequel ils ont poussé : comme souvent quand on parle de terres agricoles, il est sage de laisser la parole à un expert du sujet – Claude Bourguignon – pour résumer en quelques mots l’état de la situation : « il y a un siècle on cultivait un sol fertile. Un sol fertile c’est un sol vivant capable de nourrir les plantes que l’on cultive. Aujourd’hui on fertilise artificiellement des sols morts. C’est à dire qu’on gave les sols de produits visant à nourrir directement la plante puisque le sol n’est plus capable de la nourrir. »

Comme un humain malade que l’on maintient en vie avec un système de perfusion, les sols sont mis sous la perfusion permanente des intrants chimiques. Et comme elles sont fragilisées par ce dérèglement de leur écosystème, on doit les « protéger » avec des pesticides et des insecticides. C’est un cercle vicieux qui est en train de tuer l’agriculture et qui détruit la santé des consommateurs et des agriculteurs. Sans parler de la destruction des terroirs qui sont vidés de leur substance, à savoir la qualité et la singularité de leur sol, lesquelles sont dues à la vie qui s’y est développée, depuis des millions d’années, en fonction des grands mouvements géologiques et de l’action lente du climat et des colonisation de micro-faune (micro-organismes, insectes, vers de terre, champignons…). C’est tout ce foisonnement qui donne sa vie au sol.  Et c’est tout cela qui donne la saveur et les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume.

 

En conclusion, le système actuel consiste à produire n’importe où et n’importe quand, des plantes issues de manipulation génétiques (nous ne parlerons même pas des OGM…), dans des sols morts que l’on bourre d’intrants chimiques. Le résultat est celui qui était énoncé en introduction : 100 fois moins de vitamines dans les « belles » pommes toute jaunes (ou toutes vertes, ou toutes roses…) que vous trouvez dans les rayons de votre supermarché par rapport aux pommes un peu bizarre que vous pouviez cueillir dans les vergers de vos grands parents.

 

Et la conséquence directe de tout cela c’est l’augmentation de maladies directement liées à l’alimentation telles que l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires qui causent chaque année des centaines de milliers de morts prématurées et coutent des milliards d’euros a la collectivité.

 

MANGER SAINEMENT.

S’il ne devait y avoir qu’une seule raison de s’engager des maintenant dans la transition, ce serait celle-là. Et la bonne nouvelle, c’est que c’est possible :

> consommer local

> favoriser les producteurs utilisant des semences bio. Exemple : http://www.grainesdevie.net

> favoriser les producteurs qui font vivre leur sol (bio, agro-écologie, permaculture)

 

C’est exactement la démarche de Transition 44 et nous sommes heureux de partager avec vous cette belle aventure.

 

Illustration : panier bio – fermes d’avenir

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148 bonnes raisons de s’engager dans la Transition.

A partir du 5 février 2018 et pendant 148 jours, nous vous donnons RV tous les jours pour partager avec vous une bonne raison de vous mettre en mode « Transition ».

Sortir du consumérisme inconscient pour aller vers un mode de vie plus sobre.

Sortir des dépendances aux énergies carbone, à la chimie, aux médocs, au sucre, à la malbouffe, au fric, au shopping, à l’électronique, au divertissement, à la croissance… pour retrouver une véritable autonomie.

Chaque jour : une bonne raison.

Pendant 148 jours.

En semaine : 1 article. Le week-end : une photo sans aucun commentaire.

Un jour nous vous dirons pourquoi 148. Et aussi pourquoi cette série a été lancée le 5 février.

En attendant, bonne lecture et merci de nous soutenir par vos « j’aime », vos commentaires et vos partages.

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